TAMISEE : une trame noire transfrontalière
La nuit, les régions du nord de la France et de Belgique sont facilement reconnaissables depuis l’espace en raison de leur éclairage massif. Or, celui-ci présente des effets néfastes pour de nombreuses espèces y compris les êtres humains. Les besoins vitaux de nombreuses espèces sont ainsi intrinsèquement liés à l’obscurité, et le vivant fonctionne selon un rythme jour-nuit depuis toujours. Chauve-souris, rapaces, insectes et autres amphibiens ont besoin de la nuit pour vivre, se nourrir, se reproduire et se déplacer. C’est pour rendre à la nuit sa pénombre si précieuse, que plusieurs partenaires belges et français se sont unis autour d’un même projet : TAMISEE.
TAMISEE (Territoire Avec Moins d’Illuminations, par Souci Écologique et Énergétique), est un projet INTERREG France-Wallonie-Vlaanderen porté par 34 partenaires répartis des deux côtés de la frontière. Les opérateurs financés par le programme sont : Parc national de l’Entre-Sambre-et-Meuse, Parc naturel Viroin-Hermeton, Parc naturel régional des Ardennes, Parc naturel de Gaume, Parc naturel de l’Ardenne méridionale, Cercle des Naturalistes et Astronomes amateurs de la Botte du Hainaut, Virelles Nature, Espace environnement, RenARd, L’Institut national de recherches pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement et la Fédération Départementale d’Énergies des Ardennes.
Vingt-trois autres opérateurs, associés au projet, viennent compléter ce noyau en apportant leurs compétences et expertises en fonction des activités.
Ces partenaires poursuivent un objectif commun : protéger et restaurer la nuit en mettant en place la gestion coordonnée des éclairages artificiels.
Un ciel nocturne de qualité
Parce que les animaux nocturnes ne s’arrêtent pas aux frontières, l’objectif poursuivi par le projet TAMISEE est de restaurer la nuit en (re)connectant les zones d’obscurité par delà les frontières, tout en prenant en compte l’importance des usages humains.
Les partenaires impliqués dans le projet TAMISEE ont pour ambition de coconstruire un cadre commun d’engagement afin d’harmoniser les actions mises en place, de les rendre plus efficaces et d’inspirer les territoires avoisinants.
Réduire la pollution lumineuse
30% des vertébrés et 60% des invertébrés sont actifs durant la nuit ou aux crépuscules. Lorsque la lumière artificielle perturbe l’alternance jour/nuit, c’est toute la biodiversité qui en paie le prix fort. Aujourd’hui, les chercheurs, les astronomes et les professionnels de la santé s’accordent à reconnaître les effets néfastes de la pollution lumineuse, tant sur la faune que sur les humains. Préserver la nuit, c’est protéger les écosystèmes pour favoriser la vie.
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TAMISEE : pour retrouver un ciel étoilé
La nuit, les lampadaires attirent des milliers d’insectes qui s’épuisent en vol ou deviennent des proies faciles pour les prédateurs, les oiseaux perdent leurs repères, tandis que de nombreux mammifères et amphibiens fuient les zones éclairées.
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